En 2002, l'Inde comptait 3700 tigres royaux du Bengale et 40000 tigres sauvages vivaient dans le sous-continent avant l'indépendance de 1947. D'après un recensement partiel figurant dans ce rapport, seize des vingt-huit réserves naturelles d'Inde abritent au total cinq cents tigres royaux du Bengale. Avant même un comptage complet devant être publié à la fin 2007, le rapport d'écologistes conclut que le nombre de ces félins pourrait avoir été divisé par deux en cinq ans. "Nous savions que le nombre des tigres était en déclin. Il n'y a absolument aucune raison pour que le gouvernement n'agisse pas", a dénoncé Belinda Wright, à la tête de la société indienne de protection de la nature. Les écologistes montrent du doigt l'urbanisation de l'Inde et la déforestation, mais aussi le braconnage à des fins commerciales. Cent-vingt-deux tigres ont été abattus par des braconniers, en Inde, entre 1999 et 2003, en dépit d'un programme de conservation du félin.
La chasse au tigre est interdite, partout dans le monde, tout comme le commerce de la peau, du pelage, des os ou des griffes très prisés par la médecine chinoise traditionnelle, aux termes d'un traité signé par 167 pays dont l'Inde. Les deux géants asiatiques, l'Inde et la Chine, sont sous le feu des critiques d'experts internationaux pour ne pas réprimer le braconnage. En 2005, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avait promis de sauver les tigres royaux du Bengale, une cause qu'il avait déclarée d'"intérêt national". En août 2006, le Parlement indien a donné son feu vert à la création d'une agence fédérale de protection des tigres royaux du Bengale et d'un comité de lutte contre cette forme de criminalité.
Agence France Presse